6 posts tagged “new york”
L’eau me fait peur… Sa force, son infinie
profondeur, son humeur changeante, si imprévisible, elle m’inquiète.
Cependant, l’intrigue est là. Soudain, j’aperçois l’île et ses côtes.
Quelques nuages de brume frôlent ses hauteurs mais les splendeurs du
paysage parviennent à percer le manteau de coton. Parsemées des
lumières se distinguent dans le vaste volume de la plate-forme. La vie
est sur le fil… A la fois stable et si dépendante des envies de notre
mère à tous. Chacun de ses habitants se sentent uniques, issus d’une
patrie mais insulaires quand même. Et puis il existe les déportés… Nés
autre part, la nature a fait une erreur. Leur cœur appartient à l’îlot,
à son relief et ses sentiers. Leur âme suit le son de ses collines et
de ses jardins. Leurs yeux ne voient que la beauté immuable de ce lieu
mythique et idyllique, symbole d’un rêve et un style de vie. Tous les
autochtones connaissent l’univers qui les entoure : ils prennent les
étrangers pour des fous, des inconscients qui ne savent pas à côté de
quoi ils passent. Ils regardent bouche bée ceux qui osent dire que
l’île est froide, sans fondement ni raison. La raison… Elle est la base
de tout ce qui motive les insulaires et leur culture. La rationalité
est tentée, poursuivie parfois jusqu’à son apothéose, souvent vers la
folie.
Cette île, je vous le jure, n’est qu’émotion, amour,
fraternité, culture. La vie est vécue pleinement et chaque jour est
encore plus fort que le précédent. On sent la vie passer plus vite que
n’importe quel autre endroit sur terre. Il est impératif d’y saisir
chaque instant, chaque sourire de l’existence, chaque cadeau que l’îlot
nous offre. Cette île est bordée de parcs, de constructions modernes
alternées avec des monuments remplis d’histoire. Elle recèle de coins
typiques, souvenirs d’un passé riche en rebondissement. Mais le présent
est plus que jamais le centre de toutes les préoccupations. C’est dans
la seconde même que l’avenir se prépare. Cette île est intense, forte
et tellement diverse. Quiconque la tente, quiconque veut immiscer le
mal à l’intérieur de ses terres verra la tristesse et l’amertume
s’amplifier jusqu’à la vengeance.
Cette île, je l’ai découverte il y
a longtemps. Non pas brusquement, mais par phénomènes successifs. Mon
amour pour cette cité entourée d’eau a grandi comme une chenille dans
un cocon. Maintenant, le papillon attend. Il attend de s’envoler, ne
fusse que ses derniers instants, voler librement dans les rues de la
ville. Pouvoir sentir ses odeurs et le vent dans ses ailes. Pouvoir
voir les visages des autochtones. Pouvoir, l’espace d’un instant, dire
« je suis new yorkaise et cette ville est ma raison de vivre »
New
York, attends moi, peu nous importe le temps qu’il faudra. Je t’aime à
jamais, comme je ne saurai aimer un être fait de chair et de sang.
Juillet 2004.
Est-il possible de tomber amoureux d'une ville ? Quelle est votre ville préférée ?
Suggéré par Xav***.
Certains d'entre vous connaissent déjà la réponse... Mais je le répète sans me lasser...New York City...
Montrez-nous une image représentant vos rêves.
Suggéré par Point-de-Fuite.
Mon rêve, ma ville, mon ambition, ma destination finale.
Assise. Je regarde les voitures passer, les imaginant dans une autre rue, une autre ville, un autre pays. Une sensation bizarre envahit alors mes tripes. Comme si quelque chose se réveillait à l’intérieur. C’est assez étrange. Mon imagination a des répercussions sur mon physique…
Quand de hauts buildings m’entourent et ne laissent filtrer que quelques rayons de soleil, je m’imagine ailleurs. La ville où le soleil ne touche pas le sol et frôle simplement nos cheveux. Assez pour qu’il pénètre nos esprits. Assez pour nous mener au parc et s’allonger au cœur de la cité.
Quand les ambulances passent, ou les camions des pompiers, je ferme les yeux. Ils sont transportés loin, dans un autre décor, rempli de bruits et d’odeurs typiques. Le son des sirènes s’est modifié avec le temps. Ils sont identiques, ainsi que le klaxon. Ils ne sont pas ici. Ils ont voyagé.
Les magnolias en fleurs ont le pouvoir de me télé porter vers une autre sphère. Si lointaine physiquement. Si ancrée en moi mentalement. Je me retrouve alors dans le grand parc, au printemps. La neige est tombée à gros flocons depuis deux jours. Tout est recouvert d’une épaisse couche ouateuse. On se perd dans cette douceur blanche. Les magnolias, avec leur splendide floraison rose pâle, se dressent comme vainqueur triomphant du dernier froid de l’année. Un peu comme si, grâce à eux, le printemps allait s’adoucir et les températures être plus clémentes. Ils pensent être les annonceurs de l’approche de l’été. Mais quand la fournaise sera là, ils seront discrets et personne ne se souviendra que ce sont eux qui ont amenés ce soleil et cette canicule.
Manger une omelette devient pour moi un réel voyage. Dans la grande ville, j’y ai dégusté la meilleure omelette de la planète. Avec des oignons et des tomates. Elle était accompagnée de pommes de terres rôties en fines rondelles, d’un muffin anglais et d’une rondelle d’orange. J’ai demandé de la confiture et ils m’en ont apporté. A la fraise. J’ai bu deux thés et un grand verre d’eau. Manger une omelette est un pèlerinage. D’abord, l’odeur. Les œufs mélangés aux épices et aux autres ingrédients. L’odeur des pommes de terre chaudes et croustillantes. L’odeur du thé, si doux et indispensable le matin. L’odeur du porridge qui court le dinner. L’odeur du café que les clients de passage demandent sans cesse. Et puis, il y a le goût. Les oignons qui fondent sur la langue, suivi des tomates qui glissent vers la gorge. Les œufs qui s’accrochent aux papilles. Les pommes de terre qui croquent sous la dent. Le muffin et sa confiture de fraises qui envahit le palais et arrose le tout d’une grande rasade de thé basique. Ca fait du bien !
Un donut, un muffin aux pépites de chocolat,un cookie bio, un pain aux myrtilles, l’odeur des hot dogs, les bretzels chauds, les pancakes, les burgers de toutes sortes, tout est prétexte à l’évasion. Les voitures, la pluie, la neige, le vent, un coucher de soleil, un voyage en train, un trajet en taxi, le soleil, un pont, un bus, un film au cinéma, une série à la télé, une boutique, un drapeau, une personne, une chanson, une affiche, un tableau, une sculpture, un bureau de poste, une photo, les pompiers, une bière, une limonade, un sandwich, un magazine, un haut-parleur, une voix, un visage, une lumière, un son, un mot… New York mon Amour.
Juin 2004
Commencer quelque part n'est jamais chose facile: certains craignent ces moments, je les apprécie.
Je cherche à développer un carnet de route aux méandres de mes périples, même proches. Allier mes photos, avec des recherches et des appréciations personnelles, je l'ai toujours fait pour mes albums perso.
Il y a quelques années, j'avais un site sur lequel pendant 4 mois j'avais travaillé sur un guide simple de NEW YORK. Rédigeant les textes, effectuant des recherches, me basant sur mes propres notes, mon ressentit et mon vécu, je réalisai une longue page avec les endroits les plus marquants de la mégapole. J'ai repris ce travail, l'ai publié sur Google http://bettyny.blogspot.com/
J'attends avec impatience, des commentaires, des idées d'amélioration pour ce projet qui me tient à coeur.
De nouvelles destinations seront disponibles dès la mi août 2007.